Brusseau

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Forest Nord

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Pourquoi Forest Nord ?

Les questions hydrologiques sur ce versant sont nombreuses. Les inondations sont fréquentes dans le bas de la vallée. La nappe phréatique, peu profonde, est apparue à la surface “par accident” avec le “Marais Wiels”, ainsi que le nomment les habitants qui s’y sont attachés. À mi-versant, le sous-sol du square Lainé est censé accueillir un bassin d’orage afin de réduire les inondations dans le bas de la vallée. Ce projet est questionné par nombre d’acteurs qui estiment que des solutions alternatives plus écologiques existent pour réduire les risques d’inondation. Sur les hauteurs, du côté de l’Altitude 100 où les sols sont sablonneux, la désimperméabilisation des sols et l’infiltration des eaux constituent des enjeux hydrographiques importants. De haut en bas du versant, des collectifs d’habitants se mobilisent, formant une sorte de « Nouvelle rivière humaine » pour trouver des solutions nouvelles aux questions qui touchent à l’eau.

Histoire

On compte sans doute moins de ruisseaux dans le nord de Forest que dans le sud. Un ruisseau des sables (Zandbeek) prenait sa source aux environs de la place de Rochefort. Plus au sud une autre source est répertoriée du côté de la rue Van Haelen. Ces cours d’eau ont disparu avec l’urbanisation. Dans le bas de la vallée, l’implantation de la brasserie Willeman’s Ceuppens indique clairement que l’on y trouvait de l’eau en abondance. Cependant, l’industrialisation ainsi que l’aménagement d’une vaste gare de triage ont définitivement fait disparaître le “Bempt” (anciennes prairies humides) à cet endroit tout en formant une barrière à l’écoulement des eaux vers la Senne.

Géomorphologie

De l’Altitude 100 à la Senne, les pentes sont abruptes et les dénivelés sont les plus importants de la Région bruxelloise. Actuellement très imperméabilisée, la partie amont possède un grand potentiel d’infiltration (sols sablonneux) et pourrait utilement être aménagée pour absorber et temporiser les eaux d’orage qui aujourd’hui ruissellent et inondent les quartiers en aval, le long du chemin de fer et autour du quartier Saint-Antoine.

Ateliers

Wet Bodies in Action

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Wet Bodies In Action propose de transformer l’interface entre les façades et les trottoirs de plusieurs maisons situées dans un quartier fragilisé qui subit des inondations fréquentes, le quartier de Saint-Antoine (Forest). Brusseau collabore avec des étudiants de la faculté d’architecture La Cambre-Horta (ULB) en cadre de la semaine d’innovation pedagogique, le Collectif Baya, l’ASBL Le Début des Haricots et le Contrat de quartier durable Wiels-sur-Senne. Entre le 1er et le 5 avril 2019, l’équipe vise à réaliser avec les habitants des activités de 1 : 1 Design (utiliser l’espace comme une maquette du projet), Getting to Know in the Market (s’engager dans un dialogue avec les habitants sur le parvis Saint-Antoine) et de Building Up.

Apér’eau

La phytoremédiation et la pollution urbaine, la résilience par les plantes ?

jeudi 25 avril 2019

But

Les objectifs de cette nouvelles rencontre sont:

un échange entre approches et acteurs

une dimension « éducation permanente »

une vulgarisation de la thématique, faciliter une meilleure compréhension des différentes notions, différentes techniques…

Public

le « tout public », activistes et citoyen.ne.s engagé.e.s dans les jardins collectifs, les quartiers durables, naturalistes, etc. ;

les administrations communales, régionales, en charge de l’urbanisme, des espaces verts, etc

les associations académiques ;

les bureaux d’études.

Argument

Nous nous intéresserons ici à la question de la pollution des eaux de ruissellement, ainsi qu’aux interactions entre pollutions des eaux et des sols.

Ces dernières, surtout quand il s’agit de jardins nourriciers, suscitent souvent de l’inquiétude et même de l’angoisse. Si l’on détecte une pollution, « Tout est-il fichu ? »  L’infiltration d’eaux polluées est-elle préjudiciable ? La seule alternative serait-elle celle de l’ingénierie lourde (excavation et traitement industriel de terres polluées, renvois des eaux de voiries à l’égout…) ?

Nous pensons que d’autres voies sont possibles. Elles impliquent de comprendre pour agir. Nous proposons d’explorer la question dans sa passionnante complexité.

Définir, comprendre, questionner, interroger

Quelle est la réalité de ces pollutions, quels sont les risques pour la santé des écosystèmes, pour la santé humaine ?

Diverses approches nous aident ici :

l’hydrologie, la pédologie et la géologie pour comprendre comment l’eau se comporte sur le sol et dans le sol ;

la chimie pour identifier les types de polluants ;

la biologie et l’écologie pour comprendre que tous de polluants dans le sol ne sont pas absorbables par les plantes, que toutes les plantes n’accumulent pas les mêmes substances ni dans les mêmes proportions et que toutes les parties de la plante ne sont pas autant atteintes; les fruits et semences le sont beaucoup moins que les racines ou les feuilles.

Tout cela pour tenter de répondre au mieux à la question suivante : comment peut-on traiter ces pollutions ?

Accepter, relativiser, co-créer

De plus en plus de recherches le démontrent, oui, il est possible, en recourant à certaines plantes, de nettoyer les eaux et les sols de substances toxiques.

Par diverses « techniques » : phyto-extraction, lagunage, etc. qui demandent des connaissances précises, de la patience, de l’expérimentation… mais ouvrent des perspectives nouvelles, qui, au-delà du déni et de l’angoisse font appel à la créativité.